Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 20:45
En ces temps de galère, ou le pouvoir des chats se casse la gueule dans tous les sens en France, rassurez vous, c'est tout pareil en Inde !

La preuve, cette jolie pub MacDo, prise au détour d'un mall Gurgaonesque





Paix en Suisse !
Par Pascal - Publié dans : Petits désagréments de la vie quotidienne
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 20:02
!!! Plus de photos bientôt dans cet article, mais la, j'ai comme qui dirait un avion qui m'attend ! !!!

Après une bonne nuit de sommeil (comme quoi, pour arriver à dodoter avant 2h du mat', il suffit de marcher toute la journée en pleine canicule, ca marche aussi bien que la vodka), me voila réveillé aux premieres heures du jours, vers 7h, afin d'entamer sur les chapeaux de roux de rickshaw cette deuxième et dernière journée à Jaipur. Mon train retour est à 17h45, au programme, Amber Palace, Jaighar Fort et Tiger Fort, on n'a pas de temps à perdre, le petit dej c'est pour les gueux !

Hop, je retrouve mon chauffeur de rickshaw, qui a rajeuni pendant la nuit. Ah, non, c'est son petit frère, qui m'a l'air d'être tout aussi my friend que l'autre. Ca tombe bien, je cherche des amis ! Et il conduit un rickshaw de luxe, censé être pour 4 personnes, c'est à dire que je peux enfin etendre un peu mes pattes, et son moteur surgonflé semble plus à même de gravir la montagne.

Départ 7h30 block devant l'hotel, une petite traversée de Jaipur au matin (c'est toujours le bordel, mais pire, parce que les gens ont tous la tête dans le cul), re passage devant le joli palais au milieu de son lac, un petit bonjour à mon ami l'éléphant, et on continue, vers Amber Palace

Une petite demi heure de route défoncée, un coccyx, 2 lombaires et 1L d'eau plus tard (vache, fait chaud ici même le matin), me voila au pied du palais, il est 7h55, ça ouvre dans 5 minutes, je suis une véritable pougne du tourisme.

D'en bas, la vue est plutôt sexy





Je franchis donc les portes, seul. Les Jeep pour touristent qui conduisent jusqu'au fort (y a bien 200m de dénivelé, et le touriste allemand socktongué est flemmard), ainsi que les éléphants (maltraités) qui y conduisent aussi (ça doit être rigolo, mais soyons un peu elephant-nice de bon matin) ne sont pas encore arrivés. Même si c'est pas du tout la saison, c'est un endroit hyper touristique, apparement j'ai évité la vague, tant mieux.

En montant la rampounette d'accès au palais, on le voit se découvrir au fur et à mesure, avec derrière lui, le dominant depuis la colline, Jaighar Fort, qui sera ma prochaine étape. Tout autour, des collines, parcourues par le mur d'enceinte du palais. Un petit côté petite grande muraille assez rigolo.

Petite parenthèse culturo historiaque. En gros, au XI° siècle, le maharadjah de Jaipur vivait dans Jaighar Fort, la haut sur la montagne, les deux pieds les deux mains dans ses maîtresses. C'était la méga guerre de partout, donc il restait perché, en risquant rien.

Ensuite, les temps étant devenus plus calmes, il s'est dit que son palais de Jaighar Fort était certes mignon (nous le verrons plus tard), mais vachement limité, surtout en nombre d'appartements de favorites. Il a donc construit un palais pour y habiter, un peu en contrebas, mais pas encore vraiment dans la vallée. Ce palais, c'est Amber Palace, c'est grand, c'est beau, c'est spectaculaire. Ses armées, elle, restaient là haut sur la montagne, les deux pieds les deux mains sur le canon. Un tunnel relie les deux, ainsi qu'un passage étroit entre deux hauts murs, par lequel passaient ses épouses et favorites quand le palais était attaqué, pour aller se réfugier là haut sur la montagne, les deux pieds les deux mains sur le maharadjah. Un peu plus tard, étant devenu le maitre du monde local, le Maharadjah s'est dit qu'il pourrait descendre dans la vallée fonder une ville, ce fut Jaipur, ou il refit bâtir un palais, le City Palace que j'ai visité hier et dont j'ai déjà parlé.

Tout en bavardant, j'ai progressé, et me voila maintenant devant la majestueuse porte du palais, qui s'ouvre sur une cour vide de touristes, mais remplite (telle une écluse) d'ouvriers. C'est la saison creuse, ils en profitent pour refaire une beauté au palais. Ca a ses inconvénients, mais ça a aussi l'avantage de laisser plein de porte ouvertes alors qu'elles n'auraient pas du l'être...

Ciel, il est 8h30 (je suis un peu lent à la montée), les premiers touristes (indiens) arrivent, heureusement, ils s'arrêtent tous visiter un petit temple de Kali située sur la cour, avant d'entamer la découverte du palais à proprement parler. Malin comme un singe, j'esquive le temple, j'y retournerai plus tard, à la fin de la visite.

Au passage, je remarque quelques par 64 abandonnés ici, preuve que tout n'est pas perdu dans ce monde. Ca ferait classe, un concert de Cindy Sander depuis la tribune royale du palais, tiens.

Entamons donc la visite par, pour changer, le hall des Audiences Publiques. Qu'est ce qu'ils audiençaient, ces maharadjahs !



Ensuite, passage par une très choupite porte, découverte d'une porte entrouverte, et enfoncage dans les méandres du palais. Bon en fait ça sert à rien, ca amène à un couloir louche d'où mon manque de témérité m'a fait sortir très vite. Manquerait plus que quelqu'un la referme, cette porte, bordel, j'aurais pas l'air con.

Donc retour à la jolie porte, entrons maintenant dans la premiere cour du palais. Elle donne sur 3 murs, chacun occupé par une chambre dédiée à une saison (été, hiver, mousson). Le 4° côté de la cours donne sur le Hall des Audiences Privées, encore un très joli petit chose.



Le jardin, au milieu de la cours, censé être resplendissant, semble être en réfection. Tant pis, la resplendissance sera remplacée par plein de bouteilles de coca & co jetées par des touristes attentifs dans le jardin. Quelle classe, ces gens !

De cette cour partent des couloirs dans tous les sens, dont certains cachées, qui servaient à maharadjah pour aller rejoindre, au choix, sa légitime, ou l'un des 12 appartements de ses favorites officielles (les officieuses étaient nombreuses, mais logeaient en dehors du palais). Apparement ca devait être pas mal la vie de maharadjah. Me demande si un mien choupi l'a pas été dans une vie antérieure, tiens... Ca existant peut-être déjà les strings Snoopy, qui sait..

Après avoir exploré tous ces coins et recoins qui font le charme de ce palais, et avoir imaginé toutes les pièces ou le maharadjah a du se laisser aller à ses frivolités, je découvre le charme des chiottes de maharadjah. Chaque appartement est muni d'au moins deux chiottes, sortent de trous géométriquement optimisé, et assez élégants. Qui sait, j'ai peut-être vu de vrais fossiles de caca de maharadjah !


Eh oui, j'ai des gouts de chiotte !


Retour dans cette courette, après m'être perdu 25 fois, m'être fait engueuler 72 fois parce que j'étais dans des zones interdites d'accès, avoir admiré 36 chiottes, je continue la visite, pressé de ne pas être rattrapé par les 2 cars de touristes que j'ai vu monter la rampe, chacun sur son éléphant, en rang pas 2, on n'est pas là pour rigoler, on a payé la pension complète, si on se dépèche pas on va rater l'animation karaoké bollywood ce soir au novotel, arrête de prendre des photos Raymonde, on va rater Télé Cricket.

Donc j'enchaine avec le gynécée, qui n'est pas une table géante avec des étriers, mais le lieu de résidence des favorites. Un très joli petit patio, avec autour, les apparements (reliés, comme je l'ai indiqué, aux chambres de l'autre gusse (j'en ai marre de répéter maharadjah)

C'est assez mignon, faut l'avouer. Complètement vide de mobilier, ce qui est dommage, mais on imagine assez bien que la vie ne devait pas être trop trop difficile dans ces conditions. 2 balcons dominent le patio : un pour le kingofzeworld, un pour sa favorite number one (je sais pas trop à quoi servait sa femme, en fait), quand ils écoutaient de la musique et regardaient des spectacles de danse. D'ici, la vue sur la vallée est mignonne, sur le fort de Jaighar aussi. J'aurai bien tenté de passer par le passage des favorites, mais il est tout barré par 18 Norbert, c'est nul. (pour la définition du Norbert, cf mes premiers posts. Y en a un tous les 20m dans le palais, c'est fou.

Après avoir moult tourné et retourné et boulé et reboulé dans ce dédale de couloirs secrets, je me rapproche de la sortie, il est déjà 9h45, jvais rater Télé Foot.

Oh tiens, sur le chemin vers la sortie, au milieu d'échoppes diverses, 2 gusses avec un long flutiau, et posés devant eux des paniers. Quel suspense ! Oh, ils commencent à jouer ! Oh, un cobra sort de chaque panier et se dresse verticalement, un peu comme les cordes dans le JV Aladdin sur Mega Drive, mais avec une tête triangulaire et une langue qui sort, à 2m de moi. Sont complètement barrés; dans ce pays.

En continuant vers la fin, petite visite du début du souterrain qui monte vers Jaighar Fort. Un fort beau souterrain ma foi. Sous la terre, en plus, ce qui n'est pas banal pour un souterrain.

Avant de sortir, important, le temple de Kali. Un peu décu, le sacrifice quotidien d'une chèvre a été interdit y a 2 ans, ca devait être très typique. A part ça, c'est un temple hindou, je comprend toujours pas ce qu'ils font comme rites.

Il est temps de redescendre vers mon joli rickshaw pour continuer. Au passage, une petite vue sur un village derrière (la ville d'Amber en fait, ex capitale du Rajasthan avant que Jaipur soit fondée). Y a l'air d'avoir de jolis temples, mais pas trop le temps, dommage...

On rejoint le rickshaw, on redécolle, zioum, on escalade la montagne, une route sineuse, plein de voitures, un moteur de scooter, un chauffeur suicidaire, que demande le peuple ?

Eh ben le peuple il s'accroche et il prie ! Et il arrive entier à l'entrée de Jaighar Fort, sans trop savoir comment.
Jaighar Fort, donc, à la base, c'est un fort. Du XI° siècle, même. Et on apprend qu'il à toujours résisté à l'envahisseur, tel le foy' à la licence II. Vu la taille des murs, ca m'étonne pas !

On trouve, à l'intérieur, le plus grand canon du monde sur roues. Il fait 6 mètres de long, et n'a servi qu'une fois, pour un coup d'essai. 40km de portée, pas mal. Pratique pour aller faire ls courses a Mammouth en esquivant les embouteillages, je pense. 

Très joli petit tour des remparts, vue magnifique sur la vallée (oh, oh, de Dana la li lalala), sur Amber Palace, sur Jaipur, sur la mère à Luiss. Ca crame sec, ma peau commence à tourner au violet, c'est pas grave, on continue, soyons fous ! Les premiers batiments n'ont pas un intéret fou. Collections d'armes, galerie de photos du maharadjah, temple hindou (ils sont partous, ces hindous, c'est fou, enfin surtout en Inde).

On passe ensuite aux apparements princiers. C'est tout vide, mais ca a encore un peu de gueule. On peut voir qu'a l'époque les hommes mangeaient entre eux, et les femmes entre elles sur une table à 10m de la première. Alors que tout le monde se grimpait copieusement dessus dès le soleil couché. Pourquoi pas...

S'il y a vraiment un joli truc, c'est le jardin des appartements princiers, qui s'ouvre sur la vallée ! Du haut des tourelles, la vue n'est pas dégueu dégueu non plus.

Ensuite, visite de l'atelier de fabrication de canon (la super méga grosse Shlagbohrmaschine (perceuse à percussion, pour les nuls) qui creusait le trou dans le canon une fois le fut coulé est une belle pièce, assurément.

Il est midi, ciel, je fus fulgulurique, mais bon, en 2 heures, j'ai quand même pu voir tout ce qu'il avait d'intéressant ici, et il y en avait, coyez moi !

Reprenage du rickshaw, go to Tiger Fort ! C'est sur cette route (complètement défoncée, sinueuse, encombrée de tracteurs & co) s'est amusée à faire la course avec un de ses collègues ! Un rickshaw, ca peut lever une roue en virage, sisi. Un Pascal, ca peut se chier dessus pendant 20 minutes, sisi !

Tiger Fort (qui a un nom indien que j'ai oublié), c'est un graaaand fort, donc il ne reste que peu de ruines, avec en son enceinte un palais, qui servait de résidences pour certaines favorites. Pas d'appartement princiers, non, une espèce d'hotel de passe de son temps, en fait. Pour presque pas faire de jalouses, 8 apparements strictement identiques, autour d'un appartement principal, pour la greluche préférée, qui a le luxe d'avoir 2 chiottes, un pour elle, un pour le maharadjah (les chiottes sont la clef de voute du systeme princier, c'est évident !) Les autres devaient partager, ou, plus probablement, se passer d'entendre le maharadjah faire caca. Ca devait être bien pourtant, flute alors !

C'est un très joli palais, que j'ai fort bien aimé, même si la visite sur les toits a achevé le cramage total de mon front (qui remonte haut, comme vous le savez) et de ma nuque. Aie, ca pique, bordel de Dieu Soleil de merde, elle a servi à quoi mon offrande de la mort d'hier ?

Petit tour du parc du fort, très joli vue sur Jaipur, encore une fois, c'est beaaauuuuuuu

Après cette visite, qui fut au tourisme ce que guiling est au Wei 2008 (si tu viens pas, ca va tataner ta gueule grave), il est maintenant 14h30, mon timing est complètement foireux, j'ai 2 heures et demie à perdre.

C'est pas grave, retournons dans Pink City et marchons !

Après avoir recouvert ma peau brulée de ce qui passait sous la main (un polo SeL, en l'occurence, histoire de se la peter), je pars me perdre (au sens propre) dans les rues commercantes des bazaars de Jaipur...

Expérience en demi teinte. C'est rigolo, tous ses magasins, remplis d'épices, de saris de couleurs, etc... C'est moult typique, dépaysant. C'aurait été encore mieux si je n'avais pas été abordé toutes les seconde et demi (sincèrement) par de gros lourds voulant m'escroquer (tours en rickshaw hors de prix, fausses pierres precieuses, faux beaux tissus, etc etc etc). Au bout d'une heure et demi, ca lasse vraiment vraiment fort. Quand y a plein de touristes, ca doit etre supportable, chacun n'est emmerdé que quelques fois, mais quand on est tout seul, c'est vraiment super lourd. Ca laisse une très mauvaise dernière impression de la ville, avant de partir...

Après avoir frolé l'incident diplomatique (en prenant un raccourci, je suis passé par une porte réservée au Maharadjah, et ils ont pas voulu croire que c'était moi, les cons), départ vers la gare en rickshaw, avec une heure d'avance, mais j'étais vraiment nerveusement épuisé par ces assauts continus...

Au moins, cela m'aura permis de voir une gare indienne importante tourner pendant un peu de temps. La salle d'attente commune est sympatoche, une grande salle sombre ou les gens dorment à meme le sol, allongés sur leurs sacs (stun peu gavé de voleurs, en fait) pendant des heures, voire des jours. Puis arrive mon train, le meme qu'a l'aller, tout climatisé et tout et tout... Un repas indien fort honnête servi à bord, j'ai du repousser les assauts d'un anglais fortement homosexuel et fortement interessé par moi, et , alors que le train est parti avec une heure de retard, il est arrivé avec 10 min d'avance. comme quoi, les horaires indiens, c'est assez imprévisible.

Ultime bataille de la journée avec les rickshaw devant la gare, pour négocier un tarif décent pour rentrer à la maison. j'avais vraiment besoin de ca....

Enfin bon, 23h, épuisé, cramé, défoncé, arrivée à la maison, pour une trop courte nuit de sommeil avant de reprendre le travail....


Next Week; Himmalaya (en fait, vu ma flemme, je pars pour l'aéroport dans une demi heure, il est temps que je vous laisse, j'ai un sac à faire) !!

See yah !!
Par Pascal - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre, mes chaussettes sales
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 19:56
Car, comme me l'a fait remarquer un charmant indigène qui ne voulait pas du tout m'escroquer "France, Toulouse, La Ville Rose, like Jaipur, Pink City".

J'avais donc décidé, pour mon premier week-end en dehors de Delhi (il est quand même grand temps de voir ce pays, je rentre dans moins d'un mois, bordel), j'ai choisi de passer 2 jours à Jaipur, qui est la capitale de l'état du Rajasthan. C'est censé être très joli, seulement 300 km de Delhi (4h de train quand même), ca se visite en tout pile 2 jours, parfait, let's go dans Pink City.

Première étape, le voyage. Il faut donc aller à la gare de New Delhi acheter un billet. Ca va être le bordel, trop bien, enfin un peu d'Inde dans ce monde de brutes. Mais en fait non, en checkant les horaires sur site internet de l'IRC, la SNCF locale, je vois qu'on peut acheter ses billets sur Internet, et imprimer son billet. Trop simple, mais allons, sacrifions au modernisme.

Après avoir essayé de comprendre le bordel des différentes classes indiennes, je finis par acheter un billet basique, dans un train super express de la mort (60 km/h en moyenne, tout est relatif), dans un wagon AC, parce que bon, on est un connard d'occidental ou pas. 20 euros A/R, pour 4h dans chaque sens, repas inclus, c'est honnête.

Nous voila donc un beau samedi matin, a 6h du mat', à la gare de Gurgaon (parce que le train met une heure pour faire Delhi Gurgaon, ca promet), c'est moins typique que New Delhi Railway Station, mais ca fait gagner 2heures de dodo, on va pas s'en plaindre.

Oh chouette, y a des super panneaux electroniques qui indiquent les trains, les wagons, tout ca. S'ils étaient allumés, ca serait encore plus classe, mais bon, rien que pour alimenter ces panneaux, ca doit correspondre a la conso électrique du bidonville d'à côté, soyons relatifs.

Montage dans le train, buvage du Welcome Tea, mangeage du breakfast, rebuvage de Tea, endormage a Jaipur, et à 11H, avec a peine une demi heure de retard, here is Jaipur Jonction, fort bien.

Premier aspect charmant de la ville (très touristique, même si c'est la basse saison), il faut appeler l'hotel, qui envoie un rickshaw de confiance pour venir me chercher, et lui donner un mot de passe, pour éviter les rabatteurs en tout genre qui m'amèneraient, sous des prétextes de oufs, dans les hotels ou ils touchent une commission.

Une fois à l'hotel, découverte de ce qu'on a pour 500 roupies la nuit, une chambre mega grande avec 2m50 de lit, AC, c'est pas mal. Mais on n'a pas que ça à foutre, bordel, il est temps d'aller voir la ville.

Je reprend le même rickshaw, vu qu'il a l'air honnête. Il m'appelle un peu trop "my friend" pour l'être, mais ca doit être un des moins malhonnêtes dirons nous.

Nous sommes partis, le rickshaw c'est vraiment le meilleur truc pour se mettre dans l'ambiance d'une ville indienne. Pour mourir aussi c'est pas mal.

Au programme du premier jour, découverte de la vieille ville, "Pink City", qui s'appelle comme ça depuis que le Maharadjah local a fait repeindre toute la ville en rose pour souhaiter la bienvenue au Prince de Galles qui venait y faire du bobsleigh au XIX° siècle. Effectivement, c'est rose, repeint souvent (trop ?), un peu flashy. Tous les batiments anciens sont repeints pareil, du coup ils font un peu toc, dommage.

Sur le chemin, découverte du symbole de la ville, le Hawal Mahal, Palais des Vents. C'est oune escroquerie ! Les photos sont prises de telle manière qu'on imagine un truc énorme, alors qu'en fait non, du tout. Ca fait 10m de haut, c'est super kitsch, on ira voir en détail si on a le temps, mais passons.

Direction le City Palace, palais du Maharadjah de Jaipur, qui existe encore (et ne sert strictement à rien, bien entendu), et qui vit dans une partie du palais. C'est en plein milieu de la vieille ville.

C'est assez joli, faut l'avouer. Encore des conditions de visites horrible, on doit être 5 occidentaux à tout casser, et quelques indiens, alors qu'en haute saison, c'est noir de cars d'Allemands en tongs chaussette.


Ici, le Hall des Auciences privées du Maharadjah. Les "petites" jarres en argent lui ont servi à transporter l'eau du Gange nécessaire à ses ablutions quand il est parti dire bonjour au roi à Londres.


La résidence actuelle du Maharadjah. Les autres batiments (roses) sont à mon goût trop repeints, ca fait vraiment carton pâte...

Voila l'endroit où on accueillait les hôtes de marque à l'époque. Assez choupi, quand même.

Mais bon, effectivement, il n'y a pas grand chose à voir, seules quelques salles sont ouvertes, vu que le Maharadjah vit encore là. Une expo d'armes (faut vraiment être un geek des dagues pour y passer plus de 30 secondes), de vêtements indiens, bref, des trucs bien quand on a plus de 2 jours sur place.


Etape suivante, juuuuuste à côté du palais (une rue à traverser, soit seulement 70 propositions de rabatteurs en tout genre, une bonne moyenne), un complexe d'astronomie établi par le Maharadjah vers 1730. Ce brave monsieur était assez found of d'astronomie, et a envoyé des émissaires a lui à travers le monde pour voir ce qu'il se faisait de mieux en matière d'instruments, et a décidé de se construire les siens, a peine 18 fois plus gros que ceux des autres. Pas du tout mégalo, le mec.

Mégalo, certes, mais brillant. Certains instruments sont assez remarquables (surtout si le fucking soleil s'était pas planqué sous un nuage juste quand j'ai visité le truc, avant de recommencer à me cramer la gueule juste après).

Ah oui, petite parenthèse. Dans le Rajasthan, il fait chaud, chaud, chaud, chaud, et sec, avec PLEIN de soleil. Mon front (qui remonte vachement haut, en plus), s'en souvient encore, la couche supérieure de son épiderme moins. Presque comme la 4 à 18h un lundi soir, pour être imagé.

Donc, de superbes instruments, qui permettent de repérer la positions du soleil, des constellations du Zodiaque, et de la mère d'Elie Roux par rapport à tout ça. En photo, forcément, ça rend pas grand chose. Mais, par exemple, le gnomon énorme (10m de haut), qui permet de voir évoluer l'ombre portée le long de graduations qui délimitent un intervalle de 2 secondes; c'est assez classe. On voit la terre tourner, c'est rigolo.


Après avoir fait joujou avec toutes ces petites choses pendant un peu plus d'une heure, escaladé le méga gnomon, m'être fait défoncé la gueule par un garde parce que c'est interdit, et qui pour me punir m'a forcé à effacer toutes les photos que j'avais pu prendre de la haut (en fait, avec un léger tip, ça se serait probablement arrangé, mais que nenni, j'ai des principes, et plus de petite monnaie), je refais un tour global du complexe. Vraiment très original, ce truc, chouette chouette chouette !


Reprenage du même rickshaw, qui m'attendait au chaud, buvage d'environ 3L d'eau cul sec (fait chaud, bordel !), repassage devant le palais des vents, pour être sur que c'est bien une arnaque. Bon, en fait, avec un poil de recul, c'est pas si mal, mais les vendeurs des boutiques autour sont beaucoup trop lours pour donner envie d'y rester plus de 3 minutes. Dommage, vraiment, et encore, le pire est à venir (ce suspense de ouf !)

Ensuite, direction le Jahal Mahal (j'ai un peu de mahal avec tous les noms, ils se ressemblent un peu trop à mon gout), qui est un petit palais, construit au milieu d'un lac. Très fort choupi, comme vous pouvez le voir ! Ca doit être bien de dormir la (c'est un hotel, maintenant).




Au passage, amenage à un endroit, ou tous les chauffeurs de rickshaw emmènent les touristes, où on peut faire de l'éléphant, moyennant moult finance, sur laquelle le chauffeur doit avoir une chouette commission.

So, to ride or not to ride, that's the question. Je sais qu'il y a moyen d'en faire le lendemain, au palais d'Amber, mais où les éléphants sont maltraités pour que les touristes soient à l'aise. Ici, ca a l'air plus naturel, et je préfère enrichir mon gentil chauffeur tandis qu'un exploiteur indigne d'animal trompu. Petit négo, 250 roupies les 15 min d'éléphants, essayons donc.

Bon ben voila, me voila, pour commencer, sur l'autoroute en éléphant. C'est assez original, on est haut, ça avance pas, et on manque de se casser la gueule tous les 3m (parce que la "nacelle" est suffisament peu serrée pour ne pas blesser l'éléphant, en fait, donc c'est pas plus mal). Voila, j'ai mon permis Elephant, c'est trop facile en fait.

Retour vers la vieille ville, au passage, visite d'un site oublié, où j'étais absolument seul, les cénotaphes des anciens maharadjah de Jaipur. De vieux petits espèces de tombeaux, au milieu d'un jardin à peu près abandonné, très très très intéressant, et reposant après l'agitation de la ville.


Mais pourquoi ce truc est rouge ?

Ensuite, petit tour de la ville rose en rickshaw, puis départ vers Monkey Temple. En fait, un temple dédié au dieu Soleil, sur une colline surplombant la ville (le point de vue est l'intérêt principal du lieu), où les singes aiment à squatter le soir venu. Ascension à pied de la colline, par 35°C, youpi, on rigole bien. Au milieu du chemin, j'entend des gens derrière moi, et sent un truc bizarre sur mon cou

Un singe ? Que nenni, c'eut été trop simple ! Une charmante villageoise, pour essayer de me soutirer quelques roupies, n'avaient rien trouvé mieux que de me foutre son cobra apprivoisé dans le cou ! Si un jour vous voulez voir si vous êtes cardiaques, tournez la tête vers la gauche, et voyez une tête de cobra a 10cm de vous, c'est un bon test. Heureusement que j'ai pas une peur panique de ce genre de bestiole, ca m'a évité de courir pendant 3 jours pour m'en éloigner. Bon, la greluche a compris que c'était pas trop mon trip ce genre de chose, tant mieux, continuons la montée.

Tiens, il y a vraiment des singes, qui passent leur temps à bouffer des bananes, s'épouiller, et niquer copieusement dans tous les sens. J'ai d'ailleurs croisé une touriste chinoise qui paraissait rêveuse devant ce spectacle (pas les bananes, hein). A mon avis, ça lui rappelait de trop vieux souvenirs, à bon entendeur !

Arrivé en haut, après avoir esquivé une patrouille de vaches et un troupeau de militaires armés jusqu'aux couilles, voila le Temple du Dieu Soleil ! On enlève ses chaussures, on fait une offrande au dieu (qui ne partira pas du tout dans la poche du gardien dès que vous avez le dos tournée, qu'est ce que vous croyez, noooooon), et hop, on peut profiter de la vue sur Jaipur qui est en effet assez sexy. Une espèce de clameur qui monte de la ville (5 millions d'habitants, pourtant c'est pas grand, je sais pas où ils les rangent), le soleil qui se couche, les singes qui copulent, la chinoise qui revasse, bref, le paradis !


On dit bonjour à Monsieur et Madame Soleil !!

Après cette contemplation, il se fait tard, tiflette. Redescente, en esquivant la villageoise vicieuse, filage de cacahuètes aux singes (qui viennent chercher la bouffe tout en niquant, une technique ancestrale remarquable).

Ah, on a encore un peu de temps, filons donc voir un temple hindou encore en activité. Re enlevage de chaussure (après une journée de marche, je plains le shoes keeper, mais bon, la n'est pas la question), jurage sur l'honneur que je n'ai pas d'appareil photos (j'ai beaucoup trop cliqué sur "Yes, I am over 18" depuis ma jeunesse pour avoir un tant soit peu d'honneur restant), et hop, on rentre.

Clairement, je dérange. C'est pas du tout touristique comme lieu en fait. Le culte hindou, j'y connais rien, donc je me terre silencieusement dans un coin pour essayer de capter quelque chose. Les gens se mettent à plas ventre devant des idoles, puis à genoux, et prient pendant des heures. A part ca, pas grand chose. Au péril de ma vie (de toute façon, depuis que j'ai dit que les mendiantes indiennes etaient plus faciles à violer vu qu'elles ont pas de jambes, je sais que j'irai en enfer), je vous ramène des photos. Ne les distribuez pas s'il vous plait, Kali est sur mes pas, et j'ai pas super envie de me faire arracher le coeur. J'ai survécu au cobra, c'est bon pour aujourd'hui.



En rentrant a l'hotel (fiotte, un peu, mais bon, un peu fourbu je suis), on passe devant l'Albert Hall (pas le Royal, non, celui qui y ressemble pas du tout et qui est à Jaipur). L'architecture indienne du XVIII°, on aime ou on n'aime pas. L'architecture victorienne, pareil. Mais le mélange des deux, c'est objectivement à vomir. La preuve.




Après cette courte escale, go back to the hotel. Rendez vous avec le rickshaw (quand on tient à peu près honnête, on le lâche pas) pour la visite des palais et forts entourant la ville à 7h30 le lendemain. Diner (tout seul, snifff) sur une jolie terrasse dominant Jaipur, regalage à la bouffe indienne super bonne, et gogo dodo. La nuit dernière fut courte, essayons de ne pas être complètement à l'arrache le lendemain.


Ici s'achève le récit de ce premier jour à Jaipur. Paix en Suisse !



Par Pascal - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre, mes chaussettes sales
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 18:05
De retour d'un court mais intense week-end à Jaipur, en vrac, quelques trucs avant d'écrire un compte-rendu long et chiant comme il se doit !

  • Les trains indiens sont équipés de fenêtres pour voir le paysage en 3D, comme le prouve les photos  ci-dessous ! Ou alors c'est un traitement pour que la clim' ne serve pas trop à rien, en filtrant les rayons du soleil. En tout cas, ça permet de rien voir du paysage, alors que c'est pour ça que j'avais pris le train....






















Deux fenêtres voisines du même wagon. Le même quai. En s'éloignant, on voit en 3D, c'est sûr !

  • Il existe,en tout cas à Jaipur, du PQ certifié ISO 9001 2000. Preuve des que j'aurai le courage de scanner cet emballage de PQ au taf....
  • Les chiottes de Maharadjah, c'est la classe ! Plein de gros plans de chiottes de palais sur picasa, faites vous plaisir !
  • Il existe un championnat amateur de Nascar Rickshaw. En tout cas mon chauffeur s'y est entrainé sur une charmante route de montagne aussi défoncé que Charlotte Jeannin. J'ai la joie de vous informer qu'un auto rickshaw peut lever une roue en virage ! Et qu'il a presque envie de la reposer après.
  • Si vous n'avez pas d'amis, venez à Jaipur, et promenez vous dans la vieille ville (Pink City, tout ça parce que le Maharadjah du coin a eu le bon gout de repeindre toute sa ville en rose pour souhaiter la bienvenue au Prince de Galles au XIX° siècle. Je propose qu'on fasse pareil sur le campus, on change de couleur à chaque rentrée). Toutes les 2 secondes, un indien vous abordera : "Hello my fliend, you want jewellely fol your gilfliend ?" "Hello my fliend, rickshaw, fivty rupees, vely good plice, only fol you my fliend", "My fliend, come, I have something fol you. Buy this emeralds fol five hundled dollard, take it to Flance, then sell it to one of my fliends there for more than 2000 dollars, vely good money fol you my fliend" (et y a des gens qui y croient, hein). Bref, pour avoir plein d'amis qui veulent juste vous escroquer tout à fait gentiment, foncez  à Jaipur ! C'est un peu épuisant, à la longue, et c'est rien de le dire !
  • LE symbole de la ville, le palais des vents, est une vaste fumisterie. Un peu comme le Manneken Pis à Bruxelles, en fait....

Pour le reste, j'essaie de mettre les choses en forme, je trie les 530 photos que j'ai pu prendre en 2 jours, tel un japonais, et je vous fais ça très vite.

Bisous à tous,


Par Pascal - Publié dans : L'Inde, son poulet, ses vaches et son accent
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 17:00
Et hop, un nouveau titre de merde, pour faire honneur à ma patrie !

Il est grand temps de rattraper mon retard, et d'essayer de garder au maximum quelques jours avant de remplir ce blog, sinon ça va être la merde, smoi qui vous le dit (non pas que j'ai une vie d'une richesse telle que je mélangerai tout après 3 jours, mais si en fait, je me la pète à mort, je m'en fous !)

Donc, on va faire comme si on était dimanche dernier (ou dimanche prochain, mais c'est plus dur).

Tes paupières sont lourdes, tu es dimanche dernier, et si t'y crois pas, ben tu te démerdes.

A l'heure ou fulgurise la campagne (pour une fois, c'est à peu près vrai), c'est à dire sur les coups de 7h, mes petits yeux curieux s'ouvrent sur une nouvelle journée de découverte. Bon, ils se sont refermés à peu près aussitôt; mais c'est pas grave.

A 7h30, me voila dehors, frais et dispo (ou pas du tout, en fait, mais on va faire comme si), à attendre le taxi que j'ai réservé pour la journée (eh ouais, carrément, quand ca coute 10 euros de 7h30 a 18h, on s'emmerde pas, on est comme ça à Gurgaon). Celui ci ramène ses jolies petites fesses roses et catalysées 10 min après, conduit par un gentil chauffeur qui avait l'air d'en chier à peu près autant que moi, vu l'heure. Ca fait plaisir (comme dirait Nina Roberts, dans "Pretty Nina", quand Phil Hollyday lui dit qu'il aimerait continuer à lui défoncer le cul tenir compagnie pendant encore une semaine, mais en fait il lui refait quand même les fesses, mais là n'est pas la question).

Nous voila partis donc vers la première étape de cette découverte de Delhi Sud (qui correspond géographiquement à New Delhi), que je planifie depuis des jours au cours de mes longues journées de travail, ou d'ennui, au choix.

Let's go to Humayun's Tomb, au milieu des gens complètement en galère de sommeil sur l'autoroute (on peut donc dire que l'Inde entière à la tête dans le cul le dimanche matin). Arrivés sur place, mon chauffeur met environ 8 secondes à reprendre sa nuit la ou il l'avait laissé, m'abandonnant à mon sort. Il est 8 hor, c'est l'or, monseignor.

Après m'être delesté de quelques roupies (250 l'entrée pour les étrangers, 10 pour les Indiens, et y a des touristes qui gueulent parce que c'est trop cher), je rentre dans ce joli site, qui est donc le tombeau de Humayun. Je vous laisse le soin de wikipedier pour savoir qui était ce brave garçon.

En guise d'introduction, on dit que c'est ce tombeau qui a servi de base architecturale pour le Taj Mahal, ca doit pas être dégueu dégueu, donc. Pour l'instant je n'en sais rien, je suis dans la première cour intérieur, sur laquelle s'ouvre une porte, quelque peu fatiguée par les ans semble-t-il, qui mène a un petit tombeau secondaire, celui d'Isa Khan.


La porte quelque peu burinée par le temps, dans un cadrage somptueux à base de palmiers et d'une tondeuse. Je vous dirai combien j'ai payé le jardinier pour qu'il laisse la tondeuse en plein milieu de la perspective qui s'ouvre sur le tombeau, au fond. Secret professionnel.


Voila donc le petit tombeau d'Isa Khan, qui devait être un mec bien pour avoir un joli tombeau comme ca.

Comme vous pouvez le remarquer, il y a foule : l'avantage du tourisme en Inde en Juin, c'est qu'il y a personne. Au maximum sur tout le site, nous serons une petite dizaine, c'était extrêmement agréable. Bon, le fait qu'on soit dimanche à 8h joue un peu aussi, probablement.

Pour l'anecdote, il y a quelques dizaine d'années, ce site était recouvert par un village qui s'était installé dessus sans aucune manière. Il a fallu attendre le milieu du 20° siècle pour qu'on s'intéresse à ce qu'il y avait là à la base, et qu'on prie les charmants habitants du lieu d'aller mourir ailleurs, naméoh, comment qu'on gagne des sous sinon ?

Ce petit sous-parc, entouré de son mur d'enceinte propre, comprend également une petite mosquée chouette comme tout :


Petite mosquée, petite photo, na !

Ressortons maintenant de ce tombeau secondaire, rejoignons le jardin central, et avançons vers le tombeau principal, on n'est pas là pour rigoler, bordel !

Le chemin menant au tombeau d'Humayun s'ouvre par une jolie porte blanche, dont j'ai violemment la flemme de poster une photo.


Sur ce petit chemin, qui sent bon la nature, et ou courent, que dis je virevoltent, de petits ecureuils fort choupistiques; s'ouvre sur la droite une nouvelle porte, qui mène à un micro tombeau, et à une micro mosquée. Alors que je m'avançais sous cette porte pour aller les voir, un cri assez désagréable résonne dans mes oreilles, et je me retrouve nez à nez avec un paon, en pleine roue, que je dérange clairement, vu qu'ils commence à me poursuivre, en criant et claquant du bec... Je vous épargne la course effrenée avec un paon au cul, c'est assez rigolo, après coup. On ira donc voir ces petits monuments plus tard, quand la bête aura été capturée et réduite en excréments de lapin.

Avançons donc sur le chemin, on dirait qu'on s'approche, encore une porte, qui s'ouvre sur Le parc de Le tombeau.


C'est tellement joli qu'on dirait moi tout nu sur une peau de mouton, dis donc !


Voila donc le tombeau d'Humayun. La encore, tout le site ne ressemblait à rien il y a une grosse dizaine d'année, puis l'Aga Khan a versé les dollars par millions pour qu'ils soit rénové, ca rend pas mal, faut avouer !

Quelques photos en vrac, le reste est, comme d'habitude, sur mon picasa.




Au milieu, sous la coupole, le tombeau d'Humayun. Oui, çà n'a aucun intéret, mais bon, c'est quand meme pour ce gusse qu'on est venu, il paraît, alors voila, quoi, bordel de merde.


Sinon, dans ce joli parc, on trouve dans un coin Barber's Tomb, un autre tombeau, et dans un autre, une vue sur une jolie mosquée blanche.





En repartant, le paon a disparu, je peux donc (mais avec précaution, je l'entend crier, il est pas loin le fourbe), aller voir cette petite mosquée ma foi fort mignonne, mais sans commune mesure avec ce que je viens de voir. Photos sur picasa, encore une fois.


Une fois ressorti, je retrouve mon chauffeur, enfin reposé, prêt à attaquer la suite de la journée. Je ne rends au Musée National, qui présente l'histoire de l'Inde, depuis les premières civilisations qui l'ont peuplé, en - 3500 av JC, jusqu'à la fin du Moyen Age. Je n'y ai pas pris de photo (toujours cette charmante habitude d'autoriser les photos, sans flash, et de laisser le musée dans la pénombre pour que ce soit impossible d'avoir un résultat décent. Au final, personne ne voit rien, c'est futé !). C'était assez intéressant, meme si un peu longuet une fois arrivé à la 350° statue en bronze de Bouddha, différent de la précédente par l'angulation de la main supérieure droite par rapport au poignet inférieur gauche.

Par contre, Bouddha était assez gros. On peut donc en conclure que "4 bras, trop de chocolat"

Après cette visite du musée national, petit tour en voiture dans New Delhi, passage devant India Gate (l'Arc de Triomphe local, construit par les anglais), la résidence du Président de la République (ancien palais du Vice-Roi des Indes Britanniques), découverte de certaines très jolies habitations par mon taxi, ancien chauffeur de maître et d'ambassade, qui en connaissait autant sur Delhi que moi sur le cablage du Foy', sans vouloir me la péter toutefois.

Suite de mon parcours prédéfini, sans intérêt si ce n'est symbolique, le Gandhi Smirti Memorial, qui est l'endroit ou Gandhi a vécu ses 140 derniers jours, et a été assassiné. On peut visiter sa chambre, voir ses lunettes, sa paire de tongs préférée (en bois). L'emplacement de ses derniers pas est matérialisé sur le sol, entre sa chambre et le jardin ou il se rendait prêcher. A l'endroit exact où il s'est effondré, une stèle a été érigée.



Plein plein plein de monde à cet endroit (même si on voit personne sur la photo, je les ai tous tués), que des Indiens. Une nouvelle preuve de l'attachement que le peuple porte à ce petit personnage qui aimait se promener en couche culotte. Libra, de Tena.


Il y a aussi un petit musée qui résume sa vie, que je connaissais assez bien (grâce en grande partie à l'excellent film Gandhi dont j'ai déjà parlé).

Ensuite, en théorie, mon parcours de la journée était terminé. Je suis une tanche en timing prévisionnel, il est 13h30. On va quand même pas rentrer si tôt, je fais donc confiance à mon chauffeur, qui me propose d'aller voir un autre tombeau, moins connu.

Grand bien m'en a pris, ledit chauffeur m'en ayant fait la visite guidée, en payant lui même son entrée, je crois que j'ai trouvé la perle rare... On peut voir ce que donne un batiment dans le même esprit que celui d'Humayun, mais sans les millions de dollars de rénovation.



Après cette petite visite, il n'est toujours pas l'heure de rentrer. Que faire ? Me prendre en photo devant des cuves à bière ? Pourquoi pas, mais c'est pas trop la mode ici. Sur les conseils de mon nouveau guide autoproclamé (il aime bien faire des discours aux voitures), nous nous rendons à Lodi Garden, un vieux jardin, juste à côté, dans lequel moult gens déambulent, mais pas que. C'est un peu Choping Garden, et il m'est avis que les bruissements dans les buissons n'étaient pas dus qu'aux écureuils, mais aussi à certains indiens qui n'avaient peut-être pas trouvé dans la femme qu'ils ont épousé à 13 ans, sans l'avoir vu auparavant, leur moitié idéal, qui s'essayaient à la découverte de nouveaux paysages...

Et, dans ce jardin, on trouve aussi.... des tombeaux ! Une petite photo, pour décrocher le titre du post avec le plus grand nombre de photos de tombeaux au monde !


Voila ENFIN un tombeau dans son jus. Il était temps

Après une bonne demi heure de balade dans ce joli jardin, suivi d'une autre demi heure de déambulation dans les rues des beaux quartiers de Delhi, avec anecdotes fournies par mon chauffeur, mon corps, usé par les 35°C ambiants depuis le début de la journée (ils pourraient pas les climatisers, leurs tombeaux, hein ?), et mes entreorteils, usés par le frottement de la tong (c'est un peu la chaussure réglementaire ici, je pense ouvrir bientôt Teletong India Ltd), je décide de rentrer à Gurgaon, des images plein la tête, et des courbatures plein les mollets (oui, je sais, j'ai la forme physique d'une moule de rivière).

Au final, une journée finie tôt, mais bien remplie de plein de jolies choses. Il me reste encore quelques monuments à voir a Delhi (ou plutôt dans sa périphérie), mais j'attend pour ça l'arrivée de ma chère et tendre, dans quelques semaines.


Prochainement (talo), la description de mon prochain week-end, à Jaipur, la ville rose, capitale du Rajasthan. Au programme, des palais de maharadjas, des éléphants, 40°C, et surtout un super joli (enfin je l'espère) voyage en train depuis Delhi, au milieu de jolis paysages !

Ensuite, le week-end d'après, je me suis permis une petite folie, une excursion de 3 jours dans l'état le plus au nord de l'Inde, le Ladakh : 3500m d'altitude en plein Himmalayah,  des monastères  et des paysages de fou dans tous les sens, ça va être grandiose, en tout cas ça a intéret, tout ça pour l'équivalent du salaire annuel moyen indien....

Kiss, Lov, Biz !
Par Pascal - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre, mes chaussettes sales
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 21:57
Sous ce titre ô combien racoleur, je m'en vais vous présenter la page culturelle hebdromadaire (parcqu'elle a 2 bosses), qui reviendra donc toutes les semaines mais en fait probablement pas.


Aujourd'hui, devant vos yeux ébahis, un jeune artiste contemporain, et non comptant pour rien, qui puise son inspiration dans sa longue chevelure mordorée, mais plutot brune, ce qui est un non-sens vu son nom.


Voila donc sa vision personnelle du "petit mot du directeur". Réalisé sous Paint, pour mieux exprimer la souffrance intérieure de son auteur.


Chapeau l'artiste !

Vous aurez bien sûr reconnu le grand peintre greco-flamand Elias Van des Roux


A plus tard pour d'autres émerveillements culturels
Par Pascal - Publié dans : Petits désagréments de la vie quotidienne
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 20:55
Comme je suis l'ordre chronologique des mes inintéressantes aventures (on va dire que ca va être mieux après, contrairement à Télécom), je me dois d'aborder les quelques heures que j'ai passé dans les locaux de l'Ambassade, non pas après avoir avoué que j'avais violé et découpé en morceaux la fille du vice-consul de Poméranie la veille au soir (pas con, j'avais une lime à ongles sur moi, du coup elle s'est dispersée dans le vent), mais pour passer deux rattrapages de MTS.

  • Première idée : les examens en Inde, c'est le bien, après voir pougné à peu près pour de vrai, ben c'est fou, on comprend les sujets. Essayez, vous verrez ! Bon, ca veut pas dire qu'on valide, mais au moins, on sait à peu près de quoi ca parle, et c'est encore mieux quand vous devez rester absolument jusqu'à la fin de l'examen, ca fait un truc compréhensible à lire.

  • Deuxième idée : les examens en Inde, c'est le bien, ca commence au plus tot a 12h30, on peut dormir comme une grosse blatte.

  • Troisième idée : les examens en Inde, c'est le mal, ca peut finir à 21h30, mais c'est pas possible, donc commencer 3H avant le début de l'épreuve en France, ce qui oblige à rester jusqu'au bout quoiqu'il arrive (ce qui est pas mal relou quand on copieblanchise, même si ca n'a pas été le cas). Faudrait que la DF comprenne que je n'avais aucun intérêt a raconter le sujet à tout le monde, au contraire, ca aurait pu les favoriser, et donc ne pas faire descendre la barre aussi bas qu'il le faudrait pour que je valide

  • Quatrième idée : les examens en Inde, c'est le bien, dans une salle climatisée, avec un grand bureau (et non les 10cm² en grantamphi), et un boy qui  amène régulièrement croissants, café, jus de fruits et capotes (parce que le vice consul de Poméranie a beaucoup de filles).

  • Cinquième idée : les examens en Inde, c'est le mal, ca fait perdre 3 semaines pour pougner au lieu de découvrir un joli pays. Comment ça c'est ma faute ? J'y peux rien moi si la majeure soirée mousse c'est pas validable, alors que ca prend plus de temps qu'un semestre entier de pipotage de cours et qu'on y apprend plus de trucs (enfin, de trucs un peu utile dans la vraie vie quoi, non pas que je me contre masturbe de la transformée de Fourier d'une porte, mais voila quoi...)


Victoire sans appel du saylebien, youpi tralala, poum poum poum, on verra bien ce que ça donnera.

Bon, prochain édition, prochaine émission, bonsoir.

Par Pascal - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre, mes chaussettes sales
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 20:42
Question : comment rédiger un post intelligent après avoir fait une allusion à Benjamin Gates dans le titre ?

Réponse : c'est impossible, ce post sera donc absolument con.


Même si je rédige ce blog en différé (quoiqu'en ce moment je cours très vite, pour pas que je me rattrape), il me semble quand meme absolument inutile et accessoir de préciser qu'à la suite de la visite de Delhi dont j'ai parlé précedemment, j'ai du mettre en stand by toute vélléité touristico-découvrique, afin de préparer de funestes échéances, mon passage des rattrapages de MTS, live from French Embassy in Delhi.

Ce fut donc 3 fort agréables semaines, passées à pougner du soir au petit matin, et d'agréables week ends entier passer à réviser, tout cela avec sous les yeux, à travers la fenêtres, les épiques paysages de Gurgaon qui ne me donnaient qu'une seule envie : rester chez moi, mais pas pour pougner. Seules quelques excursions dans un mall ou l'autre ont ponctuées ces heures laborieuses, faut bien bouffer, ma brave dame.

Enfin bon, c'est fait, les examens sont passés, place de nouveau à la découverte de ce pays magique, même si je dois malheureusement aller bosser 5 jours par semaine.... C'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle... Elle est optique et s'appelle Logitech.

Hauts les Coeurs, Bas les strings (non, pas toi, Marion, merci), vogue la galère !
Par Pascal - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre, mes chaussettes sales
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 21:04
Qui dit séjour en Inde, dit jours en inde

Qui dit jours en Inde, dit soirs en Inde

Qui dit soirs en Inde, dit soirs tout seul en Inde (des fois)

Qui dit soirs tout seul en Inde, dit emmerdage


Mais que nenni !!! Je profite de ces soirs pour parfaire et refaire ma culture daubo-cinématographique ! Par exemple, j'ai repris l'étude approfondie de Dolmen, saga de l'été TF1 2005, bel exemple d'histoire d'amour dépassant les clichés et préjugés inhérents à notre monde capitaliste !!

Et voici ce qu'on peut apercevoir pendant l'un des épisodes de Dolmen !




Ingrid Chauvin lisant un super message secret de la mort écrit au dos d'un sous boc Mutine, si c'est pas la classe !!


Voila, c'était pour dire rien du tout, il est temps de retourner parler à Ludovic, mon ami imaginaire.

Je vous salue bien bas.


Par Pascal - Publié dans : Petits désagréments de la vie quotidienne
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 18:01
Yahi Yahou, après quelques jours de silence dus à ces chers partiel que j'ai eu la chance de pouvoir passer à Delhi, me revoila pour de nouvelles aventures, toujours plus haut, toujours plus fort, comme dirait Olivier Minne (de rien).

Donc, au lendemain de ce jour faste qui m'a appris que je vivais dans un endroit pourri, j'ai décidé, ni une ni 2, ni 65 d'ailleurs, d'ailler voir ailleurs si l'herbe était plus belle, l'ailleurs étant ici Delhi.

Aux premières heures du jour (11h, c'était un dimanche, faut pas déconner non plus), me voila donc parti dans un fier destrier d'acier (communément appelé "taxi", sous nos latitudes), en direction de la capitale.

45 minutes plus tard, à l'heure ou surgit la campagne, me voilà arrivé à Connaught Place, qui est apparement la place centrale de la ville, sans laquelle tout le monde serait perdu, et personne ne survivrait. Bref, heureusement qu'elle est là.

Première impression, très très originale, il fait fucking chaud ici, il fait même carrément fucking beaucoup trop chaud... Ils sont complètement fous ces indiens de rester vivre sous une chaleur pareille...

Comme vous pouvez le voir ici, Connaught place est une place circulaire, avec, au milieu, un espece de parc public qu'ils ont appelé Central Park pour faire classe, sauf qu'en fait c'est tout petit. Autour du parc, une route (circulaire, donc), puis des batiments qui regroupent magasins classouilles, restos classouilles & co, puis une route (toujours circulaire, concentrique de la première) d'autres batiments, regroupant magasins moins classouilles, restos pas classouilles du tout et échoppes en tout genre, puis une derniere route circulaire concentrique trop bien, puis enfin, des batiments pas classe du tout, et des restos où faudrait me payer cher pour que j'y ne mette ne serait ce qu'un orteil (ce qui est facile quand on est en tongs)

Cette place est considérée comme les Champs-Elysées, la Park Avenue, que dis-je, la rue de Siam locale !! Désolé mes choupis indiens,  va quand meme falloir faire 2-3 efforts encore...



Un bout de Central Park, et les différents batiments en s'éloignant du centre




Central Park. C'est pas tout à fait New York, mais ils y travaillent...


Donc, appres avoir fait le tour de l'Inner Circle pour repérer, mais en fait j'ai du le faire 2 fois sans m'en rendre compte vu que rien ne ressemble plus a une boutique indienne a la con qu'une autre boutique indienne a la con, je décide d'aller me sustenter quelque peu.

Après avoir demandé conseil à un habitant du cru, le célèbre indien Planète Seule, j'entre donc dans une petite brasserie fort typique, un peu chicos ancien, mais mignon. Bouffe indienne trop bonne, pétage de bide, avec 1L de biere, pour 8 euros, je commence de nouveau à croire que ce pays vaut finalement la peine qu'on s'y intéresse...

Je ressors donc, et après avoir esquivé les environ 8230 rabatteurs en tout genre (qui proposent faux taxis, faux hotels, faux offices de tourismes, fausses agences de voyage, vrais viols), avoir violemment repoussé 450 mendiants touts plus infirmes les uns que les autres, je m'attaque donc à ma première mission du jour : acheter un yoli téléphone portable indien, pour pouvoir joindre et être joint à des tarifs pas scandaleux (merci SFR, quand j'appelle la France depuis l'Inde avec mon tel français, c'est 3 euros la minutes, avec mon tel indien, 10 centimes...)

C'est vite chose faite, chez le premier opérateur dont j'ai trouvé une boutique, 15 euros pour un téléphone a la con moche comme tout, c'est bien agréable (même si la vendeuse m'a copieusement fourré en oubliant de me dire que je devais renvoyer sous 48h plein de documents super importants, qui m'ont permis d'avoir une suspension de ligne pendant une semaine).

Il est grand temps de commencer le vif du sujet, le tourisme.

 A Connauhgt Place, nous sommes dans New Delhi, partie de la ville de Delhi qui a (en résumé) été construite par ces bons colons anglais. Donc c'est carré (ou rond), c'est droit, c'est symétrique, c'est uniforme, mais ca a mal vieilli.

Première étape, le Fort Rouge, qui se situe, lui, dans Old Delhi, qui est comme vous vous en doutiez (ou alors vous êtes cons, désolé de dire comme ça, mais bon, ben voila quoi), l'ancienne ville de Delhi (avant la colonisation, quoi)

Comme je suis un gros connard d'occidental, je décide de snobber les rickshaws (vélo à trois roues, j'en ai déja parlé, suivez un peu, bordel), les auto-rickshaw (un espèce de scooter à trois roues), la marche a pied (un truc ou on met un pied devant l'autre, puis l'autre, puis lun, et si on a pas trop liché avant on se met a avancer droit), les bus, et je me dis "CIel, tout ca, c'est pour les faibles, soyons fort, tentons le métro de Delhi, même si les guides disent de pas s'y aventurer"

J'ai tenté, donc. Ben en fait, faut pas s'y aventurer, mais pas du tout pour les raisons que l'on croit.

En fait, le métro de Delhi a été construit tout récemment (y a que 3 lignes qui tournent, avec une ptite dizaine de stations par ligne en gros, les mega travaux de mega extension sont mega en cours, partout), par des Japonais qui l'ont financé et se font des couilles en or sur l'exploitation, et qui sont un peu parano.

En gros, on entre dans la station de métro, on passe sous un portique, puis fouille au corps, puis fouille des sacs, en ayant fait la queue, puisqu'il n' y a un seul Norbert pour fouiller les garçons, et une seule Norbertine pour fouiller les filles.

Ensuite, on achete son ticket, parce qu'on est honnête (et aussi parce qu'il est a peu près impossible de frauder, y a un Norbert au niveau de chaque tourniquet, entrée et sortie), et la, splendide démonstration de l'efficacité indo-japonaise : on achete un ticket pour une zone donnée, en fonction de la station ou on est (c'est absolument imprévisible, en gros il y a dans chaque station un plan global avec le prix à payer pour aller de là où on est à telle ou telle station). C'est pas cher (entre 6 et 10 roupies le ticket), mais surtout, on ne peut acheter le ticket que 1 par 1 : ce sont des token RFID, valables uniquement dans la station d'achat le jour de l'achat. On passe le token devant le lecteur pour rentrée en zone payante, on glisse le token a la sortie dans une fentounette pour avoir le droit de sortir.

Donc, à chaque station, tout le monde fait la queue pour acheter son ticket, et ce à chaque trajet, comme c'est bien pensé !! Bon, en fait, y a aussi des especes de passe Navigo, avec soit un abonnement mensuel / hebchameau, ou un crédit dessus (comme une Oyster, en fait), mais c'est assez peu utilisé, y a vraiment une queue monstre à chaque guichet.

Sinon, ben c'est tun métro, récent, propre, rapide, sans signe particulier. Y a même des annonces "Mind the gap" pour pas être trop dépaysé.

Me voila donc dans la station de métro d'arrivée, au coeur d'Old Delhi. Après quelques couloirs fort propres et fort climatisés, la sortie est rude : bordel de merde, Old Delhi, c'est vraiment pas pareil qu'a New Delhi, à 2 stations de métro de là

C'est absolument fou et inimaginable avant d'y avoir mis les pieds pour de vrai : un bordel de gens par milliers, qui marchent, courent, crient, hurlent, se soulagent, meurent, avec une densité terrifiante, et au milieu de ca une cacophonie de klaxons, crissements de freins, moteurs.... Des rues entières vivant dans ce bordel, c'est très très très très très dépaysant, mais pas forcément désagréable, une fois la surprise passée !

Une fois repéré dans ces rues, j'essaie de marcher en direction du Fort Rouge, et je finis par y arriver, en n'ayant failli mourir que 23 fois, un nombre tout à fait dans la norme.

Visite du fort rouge dont je vous épargnerai les détails, non pas que ce fut particulièrement inintéressant (au contraire), mais d'autres l'ont fait, décrit et photographie beaucoup mieux que moi, donc si jamais le sujet vous intéresse, je vous laisse le soin d'aller lire ailleurs.

C'est pas mal, mais ca a surtout une notion symbolique : voir le drapeau indien flotter sur la porte principale du fort en lieu et place du Union Jack a été le rêve de pas mal de gens pendant pas mal d'années, on imagine donc que ca a du leur faire un ptit guili rigolo au ventre le jour où ca a été le cas. D'ailleurs, des indiens viennent assez nombreux photographier ce drapeau, même plus de 50 ans après...

Après cette visite, direction un batiment voisin, la mosquée dontjaioubliélenom,  Jama Masjid, merci Routard. C'est une graaande mosquée (25 000 spectateurs les jours de finale de Coupe du Monde), dont un truc rigolo, c'est qu'on peut monter tout en haut d'un des minarets, non pas pour exhorter le peuple à la prière (pour ça, ils ont des hauts parleurs, faut dire que c'est un peu relou à monter rien qu'une fois, alors 5 fois par jour, j'imagine pas), mais pour avoir un joooli panorama sur Old Delhi et le fort rouge.


Voila donc des photos, prises en haut du minaret, nous étions environ 40 en haut de ce truc, il fait 2M de diamètre... Un jour, ils penseront a demander aux gens de descendre avant de laisser monter les suivants, mais ca doit pas être assez rigolo, alors on se croise et se bouscule dans des escalier de 30cm de large.


Le Fort Rouge, vu (plus ou moins, merci la polluzion) depuis le minaret



Old Delhi, depuis le même minaret que celui qu'on voit, mais symétrique !


Ensuite, passage par le Raj Ghat, qui est un monument érigé à l'endroit ou Gandhi a été incinéré. Bon, en gros, si vous aimez voir des gens en procession de 250m de long faire la queue pour aller se recueillir devant une dalle de marbre de 2M sur 2, allez y. Sinon, c'est pas vraiment la peine de faire le détour.

La encore, seule la symbolique est importante : chaque jour des milliers de personne vont se recueillir sur ce truc pourtant sans intérêt flagrant, 60 ans après la mort de Gandhi. Même Johnny il aura pas ça en France. A ce propos, si vous avez 3h à perdre, regardez le film Gandhi (respectivement, Jean-Philippe), de jsais plus qui, avec plein de gens bien. Ca date de 1983 (resp. 2006), et c'est plutot pas mal pour comprendre un peu les tenants et aboutissants de sa vie, et de la conquète de l'indépendance de l'Inde. (resp. ou pas)


Tentative de retrouvage de la station de métro, réussite après moins d'une heure, allage en métro jusqu'au Central Secretariat (l'Elysée local), ou il devait y avoir une meeeerveilleuse perspective sur la grande avenue de New Delhi construite par un architecte anglais mégalo, avec une vue sur India Gate (un espece d'Arc de Triomphe, mais en pas pareil). En fait, meeeerveilleuse perspective sur les panneaux "Delhi Metro - Work in Progress". C'est vraiment relou ces travaux du métro...


Métrotage donc jusqu'à Connaught Place, refusage de 2500 rabatteurs, 64 mendiants, trouvage de taxi, puis enfin réussissage du rentrement.

22h, maison, dodo, y a travail demain.

En conclusion, une ville assez fidèle à ce que j'en avais pu en lire. Pas de monument fondamentalement merveilleux (bon, le Fort Rouge c'est chouette, mais ca vaut pas un voyage en Inde, contrairement à d'autres trucs genre le Taj Mahal que je ne désespere pas d'aller voir), mais une vue claire des contradictions qui font l'Inde d'aujourd'hui : un mélange de quartiers riches plutot classes, d'où on accède en 250m à la plus animée et grouillante (et pauvre) des villes du monde, l'entassement de l'architecture moghole la plus typique et des batiments anglais du XIX° siècle, là encore la misère la plus extrème qui cotoie des excès scandaleux (j'aurais bien pris en photo ce mendiant manchot unijambiste borgne frappant son moignon a la fenêtre d'une Ferrari pour quêter, mais elle a redémarré trop tot).

Il me reste encore des choses à voir dans cette ville, mais au moins, on peut y faire des choses, c'est fou, ça change de la maison !!


Par Pascal - Publié dans : Ma vie, mon oeuvre, mes chaussettes sales
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